"Prêter les EBE", une question de temps.

Publié le 28 Janvier 2017
EBE ROI
Les derniers aménagements de la loi sur la finance participative, en octobre 2016, avec notamment l’introduction du minibon, augurent un véritable changement du comportement des entreprises dans la gestion financière.

Il est fort probable que tôt au tard cela aura des répercussions à l’échelle macroéconomique. On penche d’ailleurs vers l’idée que cela est imminent.

Toutes les entreprises sont confrontées au cours de leur existence à la gestion de leur trésorerie. Selon leur situation économique, mais aussi selon la fiscalité, des choix s’imposent à elles. Certaines vont devoir emprunter quand d’autres vont devoir gérer leur excédent de trésorerie. C’est ici que leurs intérêts se rencontrent. Et ceci est d’autant plus vrai depuis l’entrée en lice des minibons.

Le crowdlending, et ses premiers acteurs, ont vite mis en évidence que la participation des personnes morales dans les financements étaient vitaux. En effet, le seul recours aux personnes physiques pour abonder les financements de projets est restrictif. Tout d’abord parce qu’il faudra encore du temps pour que ce type de placement entre dans les mœurs, même si une vraie communauté est déjà effective, enfin parce que les plafonds des prêts autorisés même s’ils ont été rehaussés restent limitatifs.

Or, le succès de la finance participative est lié essentiellement à la célérité des opérations depuis l’expression du besoin financier jusqu’à l’octroi. La mobilisation des excédents de trésorerie des entreprises caractérisés par des EBE redondants est donc essentielle. Les minibons vont sans nul doute avec le temps, aux côtés des obligations, contribuer à la mise en place d’une nouvelle économie aux avantages multiples. En perspective, la mobilisation des richesses locales avec la constitution de clubs d’investisseurs régionaux. Réunissant en leur sein investisseurs particuliers et entreprises.

On peut imaginer que pour les porteurs de projets à la recherche de fonds, dans un avenir proche, il leur sera possible de solliciter en premier lieu un emprunt local. Une économie circulaire se profile de plus en plus ou chacun va y trouver son compte.

Une question de temps, mais le train est en marche.