Rappel des différents modes d’investissements en crowdfunding

Rappel des différents modes d’investissements en crowdfunding

Catégorie : Crowdlending, Crowdfunding, | Publié le 28/10/2017 | Il y a

Si de plus en plus de personnes se sont familiarisées avec ce sujet, il nous apparaît intéressant d'en rappeler ici les différentes formes. D’autant plus qu’un nouveau mode d’investissement a fait une apparition remarquée au cours de l’année, avec des montants vertigineux collectés …

Le seuil des 3 millions de personnes en France ayant participé au financement de projets via le crowdfunding aura été franchi en 2017. Il suffit de consulter le « Baromètre du Crowdfunding en France pour le 1er semestre 2017 réalisé par KPMG pour Financement Participatif France » pour constater qu’un nombre croissant de personnes se sont familiarisé avec le financement participatif.

Voici donc ci-dessous, pour « les nuls » un récapitulatif des différentes formes d’investissement dans le crowdfunding.

  1. Le Prêt 
    Il s’agit de la forme la plus traditionnelle. Vous prêtez de l’argent avec des intérêts à un projet d’entreprise. Chaque mois vous percevez un remboursement qui équivaut à une partie du capital et des intérêts. On parle de prêt amortissable. Le taux d’intérêt est fixe. Au final vous aurez récupéré l’intégralité de votre prêt assorti des intérêts.
  1. L’équity
    Il s’agit de prendre une participation au capital d’une société. La société qui a besoin de lever des fonds décide de la faire via une augmentation de son capital. A laquelle vous participez. Vous achetez (souscrivez) donc des actions. Soit des parts de ce capital. Cela fait de vous des actionnaires. Vous immobilisez donc votre apport sur une période parfois prédéfinie avec à la sortie une participation à un bénéfice escompté, au prorata de votre part de capital.

  2. Les Obligations.
    Vous achetez des parts d’une dette émise par l’entreprise. Cette dette se présente sous forme de titres, des coupons. On parle aussi de « prêt obligataire ». Cette dette vous est remboursée avec des échéances souvent annuelles (le plus courant), semestrielles, ou plus rarement trimestrielles. Les obligations peuvent faire l’objet d’un remboursement constant (part de dette + intérêts) ou bien « in fine », c’est-à-dire que vous touchez d’abord des intérêts et le capital vous est remboursé lors de la dernière échéance.

  3. Les Minibons
    Ils sont une adaptation du « bon de caisse » spécifique au financement participatif. Il s’agit donc d’une forme de reconnaissance de dette. Ces minibons à l'instar des bons de caisse, désignent des titres nominatifs, non négociables comportant l'engagement par une entreprise de les rembourser à échéance déterminée. Il sont délivrés en contrepartie d'un prêt. De la même façon que les bons de caisse, les minibons sont inscrits au nom de leur propriétaire dans un registre tenu par l'émetteur.  
  1. Le tout dernier, l’ICO pour « Initial Coin Offering »
    Il s’agit d’un financement à base de « cryptomonnaies » : bitcoins, ethers, ou autres monnaies inscrites dans une blockchain. C’est une méthode de levée de fonds, fonctionnant via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Ces actifs numériques sont désignés par le terme de Tokens (jetons). C’est pourquoi les ICO sont également appelées « token sales ». Initialement, les tokens sont émis par l’entreprise ou l’entité à l’origine de l’ICO. Ils peuvent être acquis par toute personne. Ces tokens sont vendables et achetables sur des plateformes d’échange, à un taux dépendant de l’offre et de la demande. Ils sont donc très liquides. Ils ont vocation à être utilisables dans le projet financé par l’ICO en question. Leur valeur est donc censée dépendre du service fourni in fine par l’entreprise à l’origine de l’ICO. Ces tokens ne représentent nullement des parts de l’entreprise. Il ne sont donc pas des actions. Acheter des tokens lors d’une ICO revient en fait à pré-payer le produit ou le service appelé à être développé.



Ces différents modes d'investissements peuvent tous être davantage détaillés. En regardant pour chacun la fiscalité qui leur est associé, les différents risques, les plafonds, etc... Nous ne rentrerons pas dans ces détails ici.

Nous rappelerons simplement que chacun d'entre eux comportent des risques de pertes, de non remboursement, de non liquidité, etc... Il convient donc à chacun de se renseigner clairement avant d'investir. Dans tous les cas, il ne faut investir que des sommes qui ne vous sont pas indispensables pour vos ressources. Et penser à diversifier vos investissements pour répartir les risques.

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